Dessinez-moi une utopie

Dans les rumeurs et le bruit que fait entendre la complainte du capitalisme en détresse envahissant l'espace sonore public, le beau texte de Pierre Vadeboncoeur dans Le Devoir du 24 décembre est une note discordante que j'accueille avec soulagement.

Ce qu'il appelle «ses idées de profane» n'en sont pas moins légitimes, quand les sommes d'argent qu'il est question d'investir dans le système moribond proviennent justement des profanes, à qui les spécialistes serinent de les laisser aveuglément, en toute confiance, gérer la crise. Qui se soucie de ce que le lien de confiance soit avec raison rompu depuis longtemps? Qui se soucie de prouver qu'il peut être rétabli? La règle à retenir est-elle la suivante: Dans les situations extrêmes, la barbarie prévaut, le vernis des civilités est pour les temps cléments? Tout sauf le socialisme, bien sûr, laissons les incendiaires spécialisés gérer la crise qu'ils ont créée. J'aimerais bien que quelques visionnaires nous dessinent d'autres scénarios envisageables, même s'ils ont des couleurs d'utopie.

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