Le manque d'éthique de la parité

Le 8 décembre, les Québécois ont élu 66 députés libéraux: 44 hommes et 22 femmes.

Deux fois plus d'hommes que de femmes. Le 18 décembre, le premier ministre Jean Charest nous a fait connaître son nouveau cabinet de 26 ministres qui compte 13 femmes et 13 hommes. C'est la majorité des élus qui décide en démocratie. Cette parité sexuelle dans le cabinet Charest nie ce principe de la majorité qui l'emporte sur la minorité. Si les électeurs québécois ont élu plus d'hommes que de femmes, c'est pour qu'il y ait plus d'hommes que de femmes ministres. Pourquoi le premier ministre Charest cache-t-il la réalité démocratique des électeurs et électrices? Veut-il s'attirer plus de votes féminins aux prochaines élections? Où se trouvent la justice ou l'éthique dans cette fausse égalité des sexes? Prépare-t-il une future guerre des sexes entre les élus? Des hommes talentueux devront-ils se déguiser en femmes pour devenir ministres dans le cabinet sexiste, donc discriminatoire, de Jean Charest? Voyez-vous une équipe de hockey ou de football comptant moitié hommes et moitié femmes? L'organisme international des Jeux olympiques est-il sexiste parce que les hommes combattent entre eux, et les femmes entre elles? La discrimination positive, bombe à retardement, est une insulte, une injure envers les hommes compétents. L'égalité des sexes ne signifie pas l'égalité mathématique.

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