Le pape est en décalage

Au sujet de la déclaration du pape Benoît XVI sur les homosexuels, il n'y a qu'une conclusion à tirer: elle va à l'encontre de tout ce que le Christ a enseigné. Que l'Église catholique favorise l'hétérosexualité et fasse la promotion du mariage entre un homme et une femme, il n'y a pas à s'en offusquer.

Il est déplorable, par contre, que cette promotion se fasse sur le dos d'une minorité dont l'orientation sexuelle est différente. Faut-il croire que, pour l'Église, homosexualité signifie nécessairement dépravation? Qu'on le veuille ou non, l'homosexualité est un fait de société, et bien des homosexuels aspirent à s'intégrer à la société pour y mener une vie normale. L'Église devrait plutôt se demander comment trouver des points de rencontre entre ses positions et cette incontournable réalité. Pour Benoît XVI, auparavant chef de la Congrégation pour la doctrine de la foi, autrefois nommée le Saint-Office et jadis connue sous le nom de la Sainte Inquisition, il peut être quelque peu difficile de se livrer à cet exercice.

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