Aider les licenciés et leur famille

La Domtar a annoncé la fermeture définitive de son usine de pâte à Desmaraisville. Les mines aussi ferment. Les résidants sont prisonniers d'une ville de compagnie où il ne se passe plus rien. Leurs propriétés n'ont plus aucune valeur de revente. S'ils quittent l'endroit, ils devront repartir à zéro, sans mise de fonds pour l'achat d'une nouvelle propriété.

La Domtar et le gouvernement du Québec devraient se concerter pour offrir aux résidants de Desmaraisville un programme de rachat de propriété pour ceux qui veulent partir. Le gouvernement devrait aussi légiférer en ce sens, pour obliger dorénavant les compagnies et le conseil municipal des villes de compagnie éloignées à prévoir un fonds de rachat de propriété, pour les cas où le principal employeur arrête la production pour plus de six mois.

Quand on prétend défendre les intérêts des Québécois, on n'abandonne pas ainsi des familles à leur sort. N'est-ce pas, monsieur Charest?

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