Ouverture des commerces : un équilibre délicat

Le gouvernement a procédé à des modifications au Règlement sur les heures et les jours d'admission dans les commerces, plus précisément concernant la fermeture complète des grands magasins d'alimentation afin de donner congé à leurs employés cinq jours et demi par année, dont Noël et le 1er janvier, et leur ouverture avec plein service (c'est-à-dire sans limite de quatre employés) les 2 janvier et 1er juillet. Ces modifications ont été demandées par l'ensemble des représentants commerciaux et syndicaux de l'alimentation. Par souci d'équité entre les commerces concurrents, le Conseil québécois du commerce de détail a demandé un statut équivalent.

Depuis quelques années, les habitudes de consommation ont évolué en fonction de leurs horaires de travail de plus en plus variés. D'ailleurs, la période de magasinage des fêtes s'étend maintenant jusqu'à la mi-janvier. Même si les commerces ont toujours été fermés le 2 janvier, le Québec était la seule juridiction au Canada où cette restriction était en force. Pour la majorité des commerçants, le 2 janvier est une journée très importante.

Dans un esprit de flexibilité, nous laissons le choix aux commerçants d'ouvrir ou de fermer le 2 janvier. Il est évident que les commerces vivent différentes réalités et c'est pourquoi nous avons modifié le règlement en conséquence.

Il s'agit d'une autorisation et non d'une obligation. En ce sens, j'invite les administrateurs des centres commerciaux à être flexibles à l'égard des commerçants: qu'ils laissent le libre choix aux commerçants, comme l'a fait le gouvernement.

Rappelons que jusqu'à maintenant, même si le 2 janvier était une journée chômée, elle n'était pas payée pour la plupart des employés oeuvrant dans l'industrie du commerce de détail. Avec cette modification, ils ont maintenant la possibilité d'avoir une journée de salaire supplémentaire.

La réglementation des heures et des jours d'ouverture des établissements commerciaux repose toujours sur un équilibre délicat entre les intérêts des travailleurs, ceux des consommateurs, qui ont aussi des horaires de travail complexes, et sur l'équité entre les différents commerces, l'État n'ayant pas, normalement, à faire le choix entre les différents types de commerce à la place du consommateur.

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