Des journaux à la négo

Nous appuyons le vice-recteur aux affaires académiques de l'université Concordia, David Graham, lorsqu'il déclare que les universités québécoises possèdent le potentiel nécessaire pour devenir des leaders mondiaux dans les domaines de l'éducation et de la recherche (voir l'article «Universités - évitons la médiocrité et la confusion», 18 décembre 2008).

Nous nous réjouissons également de le voir reconnaître que le corps professoral universitaire québécois est sous-payé, comparativement à celui d'autres institutions canadiennes. Cependant, après presque deux ans de négociations, nous ne pouvons nous empêcher de lui demander: «Puisqu'il admet que nous sommes sous-payés dans les pages du Devoir, pourquoi ne parvenons-nous pas à nous entendre sur ce même principe à la table de négociations?» M. Graham impute le problème des bas salaires aux «droits de scolarité artificiellement bas» ainsi qu'au sous-financement chronique. Nous ne pouvons nier que ces facteurs entrent en cause, mais nous affirmons que le problème relève aussi d'une mauvaise gestion chronique des fonds dont nous disposons. En particulier, comment se fait-il que l'université trouve les moyens de payer à la haute administration des salaires concurrentiels sur le marché canadien? Cet état de fait contribue de manière significative à notre déficit courant. Ne faudrait-il pas plutôt que l'université mise prioritairement sur des salaires compétitifs pour les professeurs et les bibliothécaires, le coeur de notre université? L'Association des professeurs de l'université Concordia est prête à faire de Concordia un leader mondial dans les domaines de l'éducation et de la recherche. M. Graham l'est-il?

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