Les Québécois ont compris

Je viens de terminer la lecture de l'article de Pierre Harvey, ex-candidat de l'ADQ, «Quel avenir pour l'autonomisme adéquiste?».

Je me réjouis davantage du fait que ce parti a vu fondre, comme neige au soleil (même s'il faisait un froid de canard le 8 décembre), le nombre de ses députés à l'Assemblée nationale. En dépit du fait qu'il y a des propos avec lesquels je suis en accord, tels que la protection de la société distincte et de la culture québécoise, du développement économique, l'incitation du citoyen à se prendre en main, je ne puis accepter qu'on affirme que l'autonomie «pourrait s'avérer l'ultime porte de sortie pour nos gouvernements trop interventionnistes et trop centralisateurs». Et qu'il souhaite que les Desmarais, les Péladeau et Cie adhèrent à leur philosophie; il y a encore plus de motifs de la craindre, car ce petit nombre de personnes qui possèdent tant signifient que beaucoup possèdent peu. Pourquoi cette non-acceptation de cette idéologie? Parce que je l'associe à celle qu'on a tant entendue de la part des politiciens au sud de notre frontière. Les Bush, Cheney, Rumsfeld, tous émules de Reagan. On constate, aujourd'hui, à quel désastre ils ont mené la population états-unienne. Heureusement, il semble se dessiner une autre voix. Oui, les Québécois ont compris. Ont-ils tout compris?

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