Le mauvais exemple

Le combat des chefs de mardi a démontré l'immaturité de nos dirigeants politiques, leur incapacité à débattre sereinement et intelligemment des sujets socioéconomiques et leur incapacité à avoir une vision d'avenir du Québec.

Les téléspectateurs ont pu voir la course effrénée de trois automobiles maquillées, dans laquelle chaque conducteur semblait tellement préoccupé par ce qu'il voyait dans son rétroviseur qu'il en oubliait de garder les mains sur le volant, se préoccupant très peu de la direction dans laquelle le bolide filait.

La politique est devenue une farce, une comédie, un jeu de répliques. Elle stagne dans le théâtre burlesque, le loufoque, les demi-mesures et les demi-vérités. Il n'est pas étonnant que l'électeur ne se sente plus concerné. La nouvelle trouvaille concoctée par les stratèges politiques: ne plus voter pour élire un gouvernement, mais exercer son droit de vote en mettant une croix devant un nom qui permettra de défaire le gouvernement en place.

Bref, l'intelligence n'est plus au rendez-vous. L'argent active une machine électorale. Les slogans remplacent les idées. Les pancartes remplacent les candidats en chair et en os. Les clips, les discours intelligents. Vite, le 9 décembre au matin...

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