Le ressac

En 2007, les médias annonçaient au soir du jour J que le Québec connaissait une vague adéquiste sans pareil. Le Québec n'en avait que pour Mario Dumont.

Mais les mois qui ont suivi allaient nous faire connaître le vrai Mario Dumont. Tout le Québec était en droit de penser que son équipe allait frapper fort à l'Assemblée nationale. Mais ce ne fut certainement pas le cas. Ce ne fut que déception sur déceptions. Dès le début, on s'est opposé au budget, que l'on n'a même pas regardé.

En plus, le chef ne fut pas présent pour négocier ledit contenu du budget avant son dépôt. Ce parti qui s'est fait élire sur les accommodements raisonnables, n'a même pas présenté de mémoire sur le sujet à la commission Bouchard-Taylor. Ce même parti est allé jusqu'à menacer de faire tomber le gouvernement sur une motion demandant l'abolition des commissions scolaires. Un mot résume ces comportements: déception.

Toutes ces déceptions font qu'aujourd'hui la grosse vague de 2007 connaît en 2008 un ressac. Quand un ressac survient, c'est dangereux, car c'est à ce moment que les pertes se produisent, et ce, jusqu'à son essoufflement.

Ce parti a échoué à son test. Il n'est plus digne de former le gouvernement ni même d'être l'opposition officielle.

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