Des statuts rigoureux

Dans son article intitulé «Finies les folies», Michel David explique que l'affaire St-André illustrerait l'incapacité du PQ à s'autodiscipliner. Les statuts du Parti québécois ont toujours permis aux membres de choisir leur représentant. La candidature de monsieur St-André posait donc un problème puisque l'exécutif de L'Assomption l'appuyait. Se disant en profond désaccord avec la nouvelle stratégie du PQ, M. St-André aurait dû se présenter sous la bannière du Parti indépendantiste. Je rappelle la démission de plusieurs ministres et députés en 1985 lorsque René Lévesque a pris le virage du beau risque avec Brian Mulroney. Monsieur St-André a forcé l'exécutif national à rejeter sa candidature. Dans toute cette affaire, le PQ a eu raison de ne pas accepter dans ses rangs un candidat qui refusait la stratégie mise de l'avant par Pauline Marois. Est-ce un manque d'autodiscipline, comme le suggère votre journaliste, ou les aléas d'un parti démocratique?

Pourquoi pensez-vous que des députés adéquistes sont passés au Parti libéral alors qu'aucun adéquiste n'a fait le saut chez les péquistes? Charest leur promettait, sans consultation avec les sections locales du parti, qu'ils devenaient automatiquement les candidats libéraux. Selon les statuts du PQ, les possibles transfuges adéquistes devaient se soumettre à une assemblée générale d'investiture de comté. J'aime mieux la démocratie à la péquiste que celle à la libérale.