La fin de l'aile radicale

Ce que certains appellent l'affaire Saint-André marque la fin de la prétendue aile radicale. Les événements des derniers jours montrent que les supporters de l'ancien candidat à la direction qui n'a obtenu que 0,9 % des suffrages sont peu nombreux. Ce groupuscule a démontré qu'il contenait un germe de violence qui ne fait pas partie de l'idéologie du Parti québécois. Le PQ cherche à faire adhérer démocratiquement les Québécoises et les Québécois au projet souverainiste.

Pauline Marois a agi en chef en assumant une décision qui va de soi, mais qu'aucun chef auparavant n'avait prise. Elle a l'étoffe d'un chef d'État. Je suis d'avis que Jean-Claude Saint-André n'a qu'à s'en prendre à lui-même. En effet, s'il avait travaillé suffisamment fort pour conserver l'Assomption en 2007, nous en serions pas là maintenant. Cette circonscription était une forteresse péquiste que Jacques Parizeau a représentée durant plusieurs mandats. S'il avait été proche de ses électrices et électeurs, ceux-ci lui auraient accordé leur confiance. M. Saint-André doit tourner la page et passer à autre chose.