Espèce menacée?

Le texte de M. Victor-Lévy Beaulieu paru dans Le Devoir du 5 novembre 2008 est quelque peu surprenant. Non pas qu'il faille s'étonner de le voir brosser un tableau absurdement catastrophique du Québec, ce qui est devenu une habitude.

Je cherche toujours le lien entre les problèmes, réels ou inventés, qu'il décrit à grand renfort de métaphores poussives et l'idée que l'on ne doive pas tenir d'élections maintenant. Mais ce qui me surprend le plus, c'est lorsqu'il mentionne que «nous sommes au Québec une espèce menacée d'extinction, au même titre que les animaux, les végétaux et les poissons». Passons outre les forts relents de Lionel Groulx. Ce qui m'étonne, c'est que parallèlement à sa capacité de recomposer à sa guise les principes de l'économie, de la science politique et de l'histoire, M. Beaulieu fasse de même avec la biologie, érigeant les poissons en nouveau règne du vivant (catégorie d'ailleurs renommée «espèce») aux côtés des trois autres: les animaux, les végétaux et les Canadiens français.

À voir en vidéo