Monsieur le président Obama

Ce matin, la brume habillait les champs endormis pour l'hiver. Le lever du jour nous annonce l'été des Indiens que nous attendons impatiemment, dernier signe de l'hiver qui s'annonce. Je vois cette vie s'éveiller avec un regard nouveau.

Celui de l'espoir. Le courage est votre nom. L'exemple devient nôtre. Vous me léguez la conscience d'avancer dans ce monde qui ne demande que du changement. Avec espérance, je vais voir ma fille s'épanouir malgré la couleur de sa peau qui devient si noire lorsqu'elle valse sous le soleil que nous aimons tant. Je pourrai regarder le futur en enterrant un passé de haine et de sang qui m'a exilé de ma famille chilienne. Le coup d'État transperce encore ma poitrine. Devenir un immigrant n'est pas une expérience facile. Mais maintenant, la confiance de vivre humainement est un baume de joie. Je verse des larmes. Est-ce que je vais enfin tourner la dernière page d'un long chapitre d'intolérance et en commencer un tout nouveau, dans la paix et le respect? Merci pour votre courage, monsieur Obama.