À la recherche du faux papillon bleu

Une des caractéristiques d'André Arthur est de s'affubler d'un noeud papillon pour se démarquer des cravatés-complets-sombres de la Chambre des communes. Quelquefois, ce faux papillon bleu s'agite quand un voisin le pousse du coude pour se lever lors d'un vote à la Chambre des communes, sur une proposition conservatrice il va s'en dire! Par la suite il sombre dans son cocon anonyme pour le reste des 30 % du temps qu'il siège à cette noble assemblée.

Pourtant, notre faux papillon bleu tombe en excitation les 70 % du temps de loisirs qu'il se donne pour vaquer à mille occupations. Il est à son sommet, «notre monarque», quand, de son instinct naturel, il parcourt des milliers de kilomètres vers les «pays chauds». Quelquefois, à son port d'attache, à Donnacona, il trône et attend comme Salomon le moment de trancher les litiges. Ainsi, aux employés de notre papetière: «Grouillez-vous, fainéants, et allez travailler aux chantiers maritimes à Lévis!»

J'ai doublement honte d'être Canadien, de n'avoir qu'un faux papillon bleu comme représentant, et aussi que le Parti conservateur appuie cet ancien pourfendeur en ne présentant aucun candidat dans notre comté. Avons-nous fini de faire rire de nous autres, bande...