Non à des élections provinciales

Quelle ne fut pas ma surprise d'entendre Jean Charest alimenter les dernières rumeurs d'élections provinciales pour cet automne. N'est-ce pas le même Charest qui, en avril dernier, mentionnait que 2008 devait être une année de festivités et non de débats électoraux? Qui plus est, nous venons d'assister à une élection partielle dans Jean-Talon qui a coûté quelques millions aux contribuables. Ces fonds publics auraient-ils été dépensés inutilement?

S'il ose faire ce geste, il devra justifier aux Québécois le bien-fondé de sa décision. Or, il n'existe aucune raison valable et démocratique pour déclencher des élections cet automne. S'il déclenche des élections, ce sera purement pour des raisons partisanes et stratégiques. À l'exception de quelques chicanes partisanes, la «cohabitation» à l'Assemblée nationale avec l'ADQ et le PQ fonctionne bien sous plusieurs aspects. Avec les élections fédérales, les élections historiques américaines et la dernière élection partielle à Québec, les Québécois sont déjà saturés de politique.

Franchement, M. Charest, comportez vous en chef d'État et évitez aux Québécois le supplice d'une autre campagne électorale.