L'art est-il toujours culturel?

Une université de recherche vient d'être établie en Arabie saoudite; son fonds de dotation est égal à celui que le MIT a accumulé en 142 ans. L'an prochain, 200 000 étudiants chinois iront étudier à l'étranger, principalement dans les domaines des sciences et du génie. Les investissements du Royaume-Uni en recherche et développement vont augmenter de 25 %. L'Inde crée un centre global de nanotechnologie. Le Brésil investit 10 milliards de dollars de plus dans l'éducation secondaire et primaire. La Russie vient d'ajouter 3 milliards de dollars à son budget de recherche. (Voir le numéro du 19 septembre 2008 de Science.)

Et nous, que faisons-nous au Québec? J'exagère à peine en disant qu'on s'entête à réduire la culture à quelques films, quelques chansons et quelques romans. Non pas que cela n'ait pas une certaine importance, non pas qu'on ne puisse pas être cultivé sans rien savoir des sciences. Mais il y a un train global qui passe. Il ne faut pas le rater.

L'Arabie saoudite, le Royaume-Uni, la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie savent que la vitalité de leur culture dépend d'investissements massifs en recherche et développement. Le savons-nous?