Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre

Lors du débat des chefs à la télévision de Radio-Canada, je n'ai pas eu l'impression d'assister uniquement à une joute politique. J'ai surtout assisté à une table ronde autour de laquelle quatre chefs de partis représentant ensemble la majorité des électeurs canadiens tentaient de faire comprendre à M. Harper qu'il ne saisissait pas bien la réalité canadienne.

Si le passé est pour M. Harper garant de l'avenir, nous avons constaté qu'il n'y entend rien. Il n'entend rien à l'inquiétude environnementale. Il ne voit dans l'art qu'un simple violon d'Ingres pour enfants. Il n'entend rien au refus du tumulte guerrier. Il refuse d'entendre le vacarme assourdissant du mur néo-libéral de Wall Street s'écroulant à Washington, comme le dit dans ses mots Louis Bernard en page A30 de La Presse de jeudi 2 octobre 2008.

Nous avons tous entendu parler du principe de Peter. Que dirait Peter de M. Harper?