L'anglais au CAA

J'ai demandé un plan de la ville de Québec dans un bureau du CAA. J'ai constaté que les couvertures de ce plan étaient presque uniquement en anglais. Ce fut un choc pour moi. Je n'avais jamais imaginé que le Club se foutrait un jour de la langue française. Bien plus, il a trouvé le moyen de faire des fautes de français dans le peu de français qu'on voit.

L'adresse de chaque succursale au Québec est indiquée en anglais, les renseignements concernant le service d'urgence et le service pour les sourds sont en anglais. Pour la mention du prix, c'est l'unilinguisme français. Il faut le faire! L'appellation «Quebec City» est en caractères plus gros que l'appellation légale «Québec». On lit «Lac Sainte-Charles». Belle coquille! Les noms Sainte-Foy et Saint-Augustin sont écrits avec un «St» alors que l'espace ne manque pas et que l'usage en français veut que l'on écrive le mot «Saint» au long.

On lit «les renseignement». Y a-t-il eu un réviseur? Cette publication est appelée «carte», traduction fautive de l'anglais «map»; or, il s'agit du plan de la ville, à la différence d'une carte routière. Le sigle CAA ne correspond pas au nom de l'Association canadienne des automobilistes, mais à celui de «Canadian Automobile Association».

Cette publication est une insulte pour les francophones. Elle n'est pas à l'honneur du club. Comment exiger du français des anglophones quand des francophones mettent leur langue sous le boisseau?