Du moulin à images et de l'urne

Peut-être y aura-t-il quelques bons citoyens de cette ville de 400 ans pour s'arrêter à penser que le plus grandiose, le plus original, le plus fréquenté de tous les spectacles de son été de célébration aura été le Moulin à images.

Peut-être y aura-t-il quelques bons citoyens de cette ville de 400 ans pour saisir que cet événement grandiose a été produit par un artiste qui, s'il était en début de carrière aujourd'hui, ne recevrait pas d'aide de la part d'un programme de subventions fédérales dans le domaine de la culture.

Peut-être y aura-t-il quelques bons citoyens de cette ville de 400 ans pour s'interroger sur les investissements dans le béton et dans le vernissage d'un «Disneybec» qui se font en même temps que l'étranglement de ses créateurs, de ses artistes, dont l'un a fourni le plus grand objet de fierté de la fête sur laquelle flottait le drapeau à feuille rouge. Sans parler de tous les autres.

Peut-être y aura-t-il quelques bons citoyens de cette ville de 400 ans qui, devant l'urne infâme qu'on leur présentera bientôt, diront, non, on ne m'achète pas à ce vil prix.

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