Mélange des genres

Dion a déclaré qu'il est aussi nationaliste que Duceppe, pendant que ce dernier s'est montré accueillant aux fédéralistes qui voudraient rejoindre son parti pour barrer la route aux conservateurs. Plus tard la même journée, M. Harper a dit, lors d'un discours partisan prononcé dans une ferme de Saskatchewan: «Les amis, je pense que nous avons si bien restauré l'image du fédéralisme au Québec, que même Gilles Duceppe veut être fédéraliste.»

Quand c'est rendu que le Bloc courtise le vote fédéraliste, c'est qu'il a perdu sa raison d'être ou qu'il est victime d'une grave pathologie idéologique. Duceppe s'est enfermé dans sa propre cage à homards fédéraliste, gracieuseté de Lucien Bouchard, et le conservateur au pouvoir à Ottawa est mort de rire. Il en est déjà à calculer les sièges qu'il récoltera chez les nombreux conservateurs antinationalistes de la région de Québec et du Bas-du-Fleuve, nos «rednecks» bien à nous.

Pour ma part, je regarde ce Dion pas vendable qui n'a rien d'un humoriste ou d'un personnage chaleureux et j'espère qu'il va vraiment se heurter à un mur quand il va se rendre compte que sa fiction verte n'impressionne pas plus le ROC que le Québec. Il va échouer lamentablement, et ça ne pourrait aller autrement pour ce personnage pusillanime placé à la tête du PLC par les «canadians» purs et durs de l'Ontario.

C'est ma seule consolation et je tends la main à M. Duceppe, ainsi qu'à ce qu'il restera de son parti après ces élections. Je lui propose de revenir au Québec et de se recentrer sur la lutte pour réaliser le projet de départ, c'est-à-dire l'indépendance du Québec.

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