La religion et l'État

Le danger de voir l'Opus Dei entrer au gouvernement avec la candidate Charbonneau Barron du Parti conservateur, c'est celui de voir la religion superviser l'État. Dans les pays laïcs, la religion doit se cantonner dans ses lieux de culte et ne pas interférer dans les affaires de l'État. Nous sommes les premiers à montrer du doigt les pays musulmans qui se laissent diriger par le «calife», sorte de chef religieux au-dessus des gouvernements démocratiquement élus.

Nous avons appris récemment que, d'une part, le pape avait fait pression pour faire évacuer de l'arène politique le député et curé Raymond Gravel, car, il n'était pas dans la ligne doctrinale du Vatican. Par contre, un membre de l'Opus Dei sous les ordres directs du Pape serait désireux de faire partie du gouvernement conservateur.

J'y vois là un des plus grands dangers de retour en arrière pour la démocratie canadienne qui nous ferait revenir à des doctrines dignes du Moyen Âge. J'ai bien peur que le bon peuple n'en soit pas conscient.

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