Où sont les défenseurs du système de santé public?

Le Devoir du samedi 6 septembre nous informait que Michel Clair, ancien ministre péquiste et président de la Commission sur le financement des services de santé au Québec, veut établir un centre privé haut de gamme pour l'ophtalmologie indépendant du CHUM. Philippe Couillard, ministre de la Santé jusqu'en juin, devient partenaire dans Persistence Capital Partners (PCP), qui injectera des capitaux dans des cliniques de santé privées au Canada. Claude Castonguay, qui dans le temps prônait un système de santé universel et gratuit d'accès, a tissé des liens très étroits avec l'industrie de l'assurance. Son rapport de l'hiver dernier propose un rôle élargi pour le secteur privé.

Les articles qui annoncent ces nouvelles ne mentionnent jamais que tout projet privé de santé doit faire un profit. D'où vient ce profit? Soit des compressions dans le services offerts ou les conditions de travail du personnel, soit par l'instauration d'un système de santé à deux vitesses.

Où sont les défenseurs de notre système de santé public, universel et gratuit d'accès? Pas au Parti libéral du Québec ni au Parti québécois. Les deux laissent leurs anciennes vedettes préparer la fin d'un système public qui a très bien fonctionné pendant quelques décennies et qui continuerait à très bien fonctionner si le Québec lui donnait l'appui nécessaire.

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