Enseignement et perfectionnement

Nous étions nombreux à dire que l'occasion était belle pour redéfinir notre façon de voir les échelles salariales et d'y mettre des éléments manquants à l'ancienne échelle: reconnaître le dynamisme et l'importance de la mise à jour des connaissances (congrès, articles, publications, cours donnés et reçus, etc.) par trois niveaux reconnus (un peu à l'image des professeurs d'université). Au lieu de cela, le syndicat en a profité pour nier tout perfectionnement et pour tenir le discours que nous sommes payés pour ce que nous faisons, et non ce que nous sommes.

Et le ministre de l'Éducation a approuvé sur toute la ligne.


Ensuite, il y a eu tous ces boycottages, ce rejet de la culture, l'enfantillage de la fin qui justifie les moyens. Et il vient de leur donner raison.


Le gouvernement a cédé sur tout, nous laissant, tous ceux qui ont affronté la machine syndicale, sur le pavé. Le message est limpide: faites des pressions imbéciles, adoptez des façons de contester qui sont non professionnelles, nous céderons, nous vous donnerons raison.


Je suis déçu de cette entente qui dit qu'un bac est suffisant pour le reste de la carrière. Déçu que mes zélés confrères gagnent. Si, au moins, il y avait eu entente sur un minimum de mises à jour annuelles...


Et nous qui avons refusé de boycotter, nous qui avons continué à encadrer et à suivre nos élèves, nous qui avons osé écrire dans les journaux notre désacccord, nous qui avons, je répète, affronté la machine syndicale, nous qui disons encore que le fait de se perfectionner est important, que nous dit le ministre?