Un chapitre pénible de l'histoire du Québec

À la suite de la lecture du texte de Yves Michaud dans Le Devoir du 21 mai, je tiens à partager quelques réflexions. Je suis d'accord avec lui que l'Assemblée nationale a erré en votant sa motion de blâme contre lui car la liberté d'expression qui existe au Québec lui donne le droit d'exprimer ses opinions, même si des gens comme le professeur Angenot les trouvent abjectes.

Cela dit, je crois qu'il devrait passer moins de temps à s'apitoyer sur son sort et à citer son propre plaidoyer pour faire un peu plus d'introspection sur l'ensemble de ses opinions exprimées au sujet des juifs et de leurs organisations. Selon moi, justice a été rendue dans sa cause en diffamation car je crois que certains de ses propos ont en effet un caractère antisémite.


Je pense notamment à sa qualification de B'nai Brith comme une «phalange extrémiste du sionisme mondial». Je considère qu'une telle qualification est injuste, excessive et insultante mais elle revêt également un caractère antisémite en raison de sa référence aux stéréotypes véhiculés dans le passé par certains groupes racistes.


La preuve que cette qualification est inacceptable réside dans la lettre ouverte de M. Michaud envoyée à Lucien Bouchard en janvier 2001 où il a tenté de réduire la portée de ses propres propos à ce sujet.


Je souhaiterais donc qu'il démontre l'humilité nécessaire pour regarder l'ensemble de ses propos et pour reconnaître le caractère excessif et antisémite de certains de ceux-ci. De cette façon, il pourrait cesser ses procédures judiciaires et fermer ce chapitre pénible de l'histoire du Québec.