Le ministre Boulerice surpris

Quelle ne fut pas ma surprise, en feuilletant Le Devoir, d'y lire en éditorial que j'avais refusé de démissionner pour permettre à notre nouveau collègue, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, David Levine, de s'y faire élire à la faveur d'une élection partielle.

L'éditorialiste se permettait même de laisser entendre qu'en agissant de la sorte, j'avais manqué «de sens de l'État».

Voilà une accusation grave, d'autant plus grave d'ailleurs qu'elle est fondée sur une fausseté. Que cela soit bien clair: jamais le premier ministre, des gens de son entourage, des officiers du Parti québécois, de mon exécutif de comté ou même des militants de la circonscription de Sainte-Marie-Saint-Jacques ne m'ont proposé ni demandé de céder mon siège.

Rigueur oblige, un minimum de vérification auprès du principal intéressé eut été non seulement apprécié, mais surtout nécessaire.