L'équité salariale positive

Si l'équité salariale que réclament à bon droit les enseignants et les enseignantes se traduit dans les faits par une présence accrue à l'école, soit une présence de 9 heures à 17 heures comme les autres travailleurs, ce qui justifie la reconnaissance des 40 heures-semaine, on ne peut que souscrire à l'équité demandée.

Étant présents et présentes tout ce temps à l'école, les enseignants et les enseignantes disposeraient de tout le temps voulu pour dispenser leur enseignement, pour préparer leurs cours, pour, surtout, encadrer les élèves dont ils ont la charge comme tuteur, pour organiser des activités à l'intérieur de l'école, et à l'extérieur de l'école par compensation de temps. Le milieu scolaire public n'en serait que plus enrichi, plus attrayant. Il réaliserait quelques conséquences attendues des nombreuses réformes mises en place, sans trop de succès, depuis les années 1960. Il perdrait moins d'effectifs au bénéfice du secteur privé.


Si, pour les enseignants et des enseignantes, la reconnaissance de la nécessité d'une présence obligatoire de 40 heures-semaine ne correspond pas à la reconnaissance de la quantité des heures de travail réclamée, cette dernière, une fois acquise, n'apportera rien de plus, entre autres, à la qualité de l'éducation, à la solution des difficultés d'apprentissage, à l'échec scolaire et au décrochage.

J.C. Rousseau
Longueuil, mai 2002