Le pape boude Québec, mais courtise les États-Unis

Ainsi, après la dernière visite de Jean-Paul II aux États-Unis en 1999, Benoît XVI a décidé d'y demeurer six jours (Le Devoir du 14 avril 2008). Il a été accueilli par George et Laura Bush sur la base aérienne Andrews, près de Washington. Réception à la Maison-Blanche, discours aux Nations unies, visite à Ground Zero hier, etc.

Malgré toutes les invitations officielles du cardinal Ouellet, primat de l'Église canadienne, et du gouvernement québécois, des pétitions, etc., acheminées à la Curie romaine depuis l'été dernier, Benoît XVI ne peut trouver le temps de rendre visite à Québec, à l'occasion de son 400e anniversaire. On l'avait surtout invité pour le 49e congrès eucharistique international du 15 au 22 juin, et la Curie a décliné l'invitation. En lieu et place du pape, elle délègue un octogénaire de 84 ans, italien par surcroît, alors que le français est la langue officielle du Québec. On eût pu nous envoyer un cardinal français, ou d'un pays francophone.

Devons-nous rappeler au pape et à la Curie romaine que les premières missions catholiques nord-américaines ont débuté non aux États-Unis, mais à Québec dès 1615 avec les Récollets, et les Jésuites en 1625, et que Samuel de Champlain est venu s'implanter à Québec le 3 juillet 1608, et qu'il y mourut le 25 décembre 1635? Que François de Laval fut le premier vicaire apostolique en Nouvelle-France de 1658 à 1674, et premier évêque de Québec de 1674 à 1688, et qu'il y est décédé le 6 mai 1708, soit il y a 300 ans.

Un catholique très déçu.

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