Lettres: OC-UFP, il fallait...

À Québec, Option citoyenne (OC) a, entre autres choses, voté pour sa fusion avec l'Union des forces progressistes. L'UFP, pour sa part, fera le même exercice démocratique en novembre.

Cette décision unanime, sinon quasi unanime, de la part des quelque 300 membres d'OC présents à la rencontre nationale, la gauche en avait grandement besoin pour se frayer un chemin dans la politique dite active. Seule, OC aurait fini par s'essouffler, malgré le ton des plus rassembleurs de ses porte-parole, Françoise David et François Saillant. Seule, l'UFP aurait été vouée à ne demeurer qu'un tiers parti. Mais qui, du mouvement ou du parti, avait le plus à gagner dans cette désormais évidente fusion?

Vu la position souverainiste de l'UFP, il aurait été difficile pour Option citoyenne, dans une optique «fusionnelle», de prendre le parti de la neutralité au sujet de la question nationale. On ne pourrait nier que, même après la réflexion qui a duré près d'une année, cette position souverainiste allait — devait — être prise. Il n'y a pas là de grandes révélations. Pas plus pour la fusion en tant que telle; elle était incontournable. Alors, peut-on se demander si les membres d'OC avaient vraiment le choix de donner leur accord à cette fusion? Je ne crois le pas. Pour les idéaux communs, pour l'unification de la gauche, il fallait qu'il en soit ainsi. Il fallait...

J'espère que cette fusion, «une combinaison de deux [entités] avec dégagement d'énergie», soit véritable et entière. J'espère surtout qu'OC n'oublie pas ses bases, ne s'oublie pas au détour pour satisfaire uniquement à une «nécessité» politique. Seuls le temps et l'officialisation de cette union en janvier sauront nous dire qui a gagné, si gagnant il y a. Souhaitons seulement qu'il n'y ait pas trop de perdants...

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