Lettres: Journalistes inquisiteurs

Le maintien de la popularité de M. André Boisclair, hors toute partisanerie politique, s'explique par une sorte de solidarité, considérant la complexité de l'existence et de l'aventure originale et particulière que constitue chaque vie humaine.

L'inquisition menée par les journalistes et chroniqueurs contre André Boisclair pour l'amener à détailler ses aveux est indécente. Toute autre information porterait sur des choses totalement étrangères au destin du Québec. La cause est entendue. André Boisclair apparaît en pleine possession de ses moyens et maîtrise ses idées, le contenu comme le contenant; il est clair, direct, «articulé», visionnaire, contraire à tous les préjugés contre les politiciens...

Il y a urgence au Québec de permettre l'accès au pouvoir à des hommes et femmes dévoués et compétents. Il appert qu'au-delà de la partisanerie politique, la population du Québec reconnaisse la grande valeur d'André Boisclair, en tant qu'homme et en tant que serviteur du peuple québécois.

En matière de pouvoir politique, à toute question s'applique l'adage «Vox populi, vox Dei» (voix du peuple, voix de Dieu) et les journalistes, même s'ils n'ont aucune crainte à entretenir envers leurs lecteurs, feraient oeuvre sociale en considérant que, comme en tout commerce, il ne faut pas en donner plus que le client en demande!