Lettres: Trop chers, les bacs verts?

Hier, je suis passée à l'éco-quartier de mon arrondissement, rue Saint-Zotique, pour prendre un nouveau bac vert, le mien ayant été subtilisé lors de la dernière collecte. À ma grande surprise, on m'a répondu qu'il y avait «pénurie de bacs verts dans tout l'arrondissement depuis deux mois», et ce, pour une «période indéterminée», faute d'argent. Pardon? Pas d'argent pour des bacs verts?

Chaque arrondissement est responsable de la distribution de ses bacs verts, et apparemment, Rosemont-Petite-Patrie n'a plus ni bac ni argent. Du moins plus d'argent à consacrer au recyclage. «On cherche présentement d'autres fonds ou des subventions, ailleurs, pour pouvoir en acheter d'autres», m'a-t-on dit.

Au Québec en ce moment, de 15 % à 18 % des matières résiduelles sont recyclées. Seulement. Aller jeter un oeil sur Internat à la Politique québécoise sur la gestion des matières résiduelles 1998-2008 . On parle de «mettre en valeur plus de 65 % des 71 millions de tonnes de matières résiduelles pouvant être mises en valeur annuellement»... d'ici à 2008.

Eh bien, bonne chance! Passer de moins de 20 % à 65 % en trois ans, sans argent pour acheter des bacs verts!

À l'autre éco-quartier de Rosemont-Petite-Patrie, rue Masson, même réponse. Et pas moyen de parler à un responsable de la direction de l'arrondissement. À la Ville de Montréal, ils ne sont «pas au courant de ça».

Bref, le recyclage dans les stations de métro, le recyclage dans les industries, les commerces et les institutions, le recyclage dans les municipalités... Tout ça c'est trop cher ou c'est trop compliqué. Que dois-je en penser?