Lettres: Des précisions

Dans son article titré «Des parents derrière les barreaux», paru dans l'édition du samedi 17 septembre, votre collaboratrice Aude Maltais m'attribue faussement les propos suivants: «Les sentences au provincial sont de courte durée et ce n'est pas vraiment dans notre mission de réhabiliter.» Qui plus est, elle m'attribue aussi des fonctions au ministère de la Sécurité publique que je n'ai jamais occupées. Il me semble donc opportun de rectifier les faits.

Premièrement, la direction générale des Services correctionnels du ministère de la Sécurité publique a pris un virage «réhabilitation» en 1995. Jusque-là fondée sur la répression et l'incarcération, son action s'est depuis clairement orientée vers la prévention de la criminalité et la réhabilitation des personnes contrevenantes. Je n'ai donc pu dire, comme le prétend Aude Maltais, qu'il «n'est pas vraiment dans notre mission de réhabiliter», puisque c'est là la principale mission que s'est donnée le ministère de la Sécurité publique. Par contre, il est vrai que j'ai dit à Aude Maltais que, les sentences au provincial étant de courte durée, l'application de programmes de réhabilitation en cours de sentence s'avère un exercice difficile, voire inutile, car toujours trop tôt interrompu. Je semble aussi être la seule à me rappeler avoir dit que le ministère de la Sécurité publique travaille en étroite collaboration avec l'Association des services de réhabilitation du Québec, ce qui devrait tout au moins démontrer à toute personne de bonne foi la volonté du ministère d'améliorer ses services par de solides partenariats avec la société civile.

Enfin, Aude Maltais a appelé en juillet dernier à la direction des communications du ministère de la Sécurité publique, où j'occupais des fonctions de conseillère et non de directrice. Citer correctement ses sources est une chose élémentaire lorsque l'on prétend faire le métier de journaliste. Se tromper dans l'attribution des fonctions et des titres peut arriver, surtout lorsqu'on est pressé d'illustrer des propos qui, traités avec plus de sérieux, auraient pu alimenter un débat fructueux.

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Réplique d'Aude Maltais

Mme Julie Bouchard a bien tenu les propos cités dans une conversation en date du 26 juillet 2005. Il aurait peut-être fallu insister sur le contexte exact de ma question, qui se rapportait au contenu de la politique de réunification familiale du ministère de la Sécurité publique. Cette précision était placée en début de paragraphe plutôt que dans la citation.

Le second article du reportage, publié sur la même page, abordait en effet les difficultés propres aux sentences provinciales et le partenariat entre le ministère et certaines organisations civiles dont parle Mme Bouchard.

Par ailleurs, je reconnais m'être trompée dans l'attribution des fonctions de Mme Bouchard et m'en excuse.