Libre opinion: C'est la meilleure entente qui soit !

Encore une fois, je me vois dans l'obligation de rectifier les propos du journaliste Michel David qui, dans sa chronique du 18 septembre, qualifie d'«entente à rabais» celle que le gouvernement du Québec a signée avec le gouvernement vietnamien en matière d'adoption internationale.

M. David soutient également que, «par des dispositions conciliantes», la ministre des Relations internationales ne sera pas d'un grand secours dans les négociations avec Ottawa portant sur la place du Québec au sein des organisations internationales.

Tout cela est faux. En ce qui concerne l'entente Québec-Vietnam, il y a maintien des acquis. L'entente respecte totalement la pratique suivie par les gouvernements québécois successifs depuis une quarantaine d'années en matière d'ententes internationales.

D'abord, elle comporte les garanties nécessaires pour nous permettre d'assurer la protection tant des enfants que des parents adoptifs. Ensuite, l'accord canadien ne réduit pas notre entente à un simple «arrangement administratif». Enfin, notre entente établit clairement qu'elle constitue le cadre juridique par lequel s'effectueront les adoptions entre le Vietnam et le Québec. Nous avons atteint tous les buts visés.

Pour ce qui est de la négociation avec le gouvernement fédéral sur la place du Québec au sein des organisations internationales, s'il est vrai que mon collègue Benoît Pelletier en a reçu le mandat, pour ma part, il m'appartenait d'en définir le cadre. C'est pourquoi j'ai rendu public la semaine dernière, devant la presse parlementaire, un document qui résume les revendications québécoises. Pour la première fois, le gouvernement expose, par écrit et en détail, sa demande de participation auprès des organisations internationales. Le gouvernement précédent n'était jamais allé plus loin qu'une simple déclaration d'intention visant à négocier avec Ottawa.

Négociation plutôt que confrontation

Le premier ministre Charest a affirmé encore récemment que le gouvernement québécois ne reculera pas. Au contraire, à l'heure de la mondialisation, il entend de plus faire entendre sa voix au sein des organisations internationales lorsque ses intérêts sont en jeu. C'est le mandat qui m'a été confié et j'entends l'assumer pleinement.

N'en déplaise à M. David, nous avons réussi et réussirons encore par la négociation ce que n'a pas réussi le gouvernement du Parti québécois par la confrontation.

En attendant, nous maintiendrons un réseau de représentations qui puisse assurer au mieux la promotion des intérêts québécois. Nous continuerons à signer des ententes dans les champs de nos compétences et à parler de notre propre voix au sein des instances de la Francophonie.

Le gouvernement libéral de Jean Charest peut se vanter d'être l'un des gouvernements québécois les plus dynamiques en ce qui a trait à la présence du Québec sur la scène internationale. Il a démontré sa capacité à promouvoir le Québec auprès des grands décideurs mondiaux, le dernier exemple étant la rencontre de M. Charest, la semaine dernière, avec le président de la Chine. Les rapports avec les États-Unis n'ont jamais été aussi étroits grâce à un dialogue soutenu avec les autorités américaines. Il en est de même avec les partenaires européens et asiatiques du Québec.

Je peux assurer M. David que je ne ménagerai aucun effort pour faire la promotion de la position du gouvernement du Québec. Je tiens à ce que le consensus dans la société québécoise pour que nous soyons présents dans les organisations internationales trouve une traduction concrète. Je compte y consacrer mon temps et mon énergie pour ce faire.