Lettres: Allez, viens, Desrochers

Peut-être s'en moquait-il, Michel Desrochers, mais nous l'aimions, nous les auditeurs.

Lui qui jouait du verbe comme d'un pinceau, lui dont la très belle voix nous touchait droit au coeur, tout comme sa culture, son intelligence généreuse et bienveillante, lui dont les interventions étaient des hommages à la langue française, des éclats de rire et de lumière, des notes de clarinette, faisait un peu partie de notre famille, et nous aurions volontiers fait mille promenades avec lui, s'il l'avait voulu, si nous avions su...

Le temps a beau couler, j'ai encore tant de peine. La peine qu'avec son immense talent il ait quand même choisi de disparaître en laissant le monde aux autres... A-t-il tout juste traversé le miroir?

«Allez, viens, Desrochers», je te garde à jamais dans mon coeur.

En espérant que les textes consacrés par Michel Desrochers à l'histoire de la radio puissent un jour être achevés et publiés.