Lettres: Se préparer à toutes les éventualités

Dans son texte du 16 courant, Louis Bernard dit qu'il faudra négocier avec le fédéral avant une déclaration formelle de souveraineté (advenant un oui au référendum), parce que le Québec ne pourra prendre immédiatement la relève du fédéral, étant donné qu'il n'a ni l'information, ni les fonctionnaires, ni l'argent pour le faire.

Pourtant, M. Bernard admet que, advenant que les négociations échouent ou que le fédéral soit de mauvaise foi, une déclaration de souveraineté pourra intervenir en tout temps.

Donc, le problème demeure entier. Au fond, il faut se préparer à toutes les éventualités. Le Québec doit être prêt à prendre la relève du fédéral immédiatement après un référendum gagnant. Sinon, le fédéral en profitera pour différer les échéances, multiplier les délais, retarder les négociations et établir un rapport de force pour inférioriser le Québec et contrer sa volonté.

Au lendemain d'un référendum gagnant sur la souveraineté, le Québec aura donc tout intérêt à déclarer formellement son indépendance et à être prêt à prendre la relève du fédéral (il faudrait consulter M. Parizeau à ce sujet, car c'est l'homme le plus compétent en la matière).