Lettres: Persécution déguisée de Mme Jean?

Le genre de débat qui a présentement cours au Québec et dans le reste du Canada concernant la pensée politico-idéologique de Michaëlle Jean et de son époux Jean-Daniel Lafond est digne des jours noirs des pays non démocratiques du Tiers-Monde, où des individus et des groupes sont persécutés pour avoir pensé en dehors des normes imposées par certains cercles. Soulever des controverses pour manifester son existence ne devrait pas exister dans les pays démocratiques.

Ce qui se passe aujourd'hui est une tentative malsaine de certaines personnes pour limiter deux individus dans l'exercice de leur droit fondamental en tant que citoyen. Comment peut-on célébrer l'anniversaire de la victoire sur les idéologies fascistes en Europe, notamment, et poursuivre une chasse aux sorcières ici? S'il doit y avoir critique à l'endroit de Mme Jean et de M. Lafond, que ce soit en fonction de leurs actions publiques et de leurs engagements sociaux.

Indépendamment des accusations politiques à l'endroit des motifs du premier ministre dans la sélection de Mme Jean pour le poste de gouverneur général, ce choix est judicieux et à saluer. Le parcours de Mme Jean peut nous donner des leçons inestimables. Son choix n'est que la poursuite d'une politique exercée au Canada depuis sa conception comme entité politique. L'apport des immigrants dans la construction du Canada, et ce depuis les premiers colons, est reconnu, même si tout n'est pas toujours juste.

Espérons que le remplaçant de Mme Jean, après la fin du mandat de celle-ci, sera une personne issue des Premières Nations!