Lettres: L'ACDI et le VIH

Ah! ce qu'on se réjouirait si c'était bien vrai que l'acide valproïque peut guérir les personnes atteintes du sida et non seulement prolonger leur vie! Mais, comme l'a très habilement expliqué Pauline Gravel, il s'agit bien d'ajouter l'acide valproïque à la trithérapie classique.

Donc, même si la nouvelle est bonne, même si elle laisse poindre un espoir de guérir les malades et non seulement de prolonger leur vie et d'éventuellement mâter la pandémie, il faudra continuer de supporter les coûts de la recherche, de la prévention, et des antirétroviraux.

Pour l'instant, seulement un million de personnes atteintes du sida reçoivent des anti-rétroviraux alors que six millions sont en besoin immédiat de traitement. Quarante millions de gens sont infectés et on prévoit que 80 millions le seront en 2020.

Or, cette semaine, l'ACDI se penche sur la contribution canadienne au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Elle était de 140 millions de dollars l'an dernier. Pourquoi pas 200 millions cette année? Un tel investissement permettrait un véritable espoir.