Lettres: Le silence de la voix francophone

Depuis dimanche soir, la voix francophone s'est tue. Pour les téléspectateurs de Radio-Canada qui habitent hors du Québec, à l'exception des francophones vivant à Moncton, il n'est plus possible d'obtenir les nouvelles régionales en langue française.

Sans prendre parti dans cet affrontement entre la Guilde canadienne des médias et la société d'État, on doit prendre conscience d'une problématique aggravée par cette situation. Il est clair que la sauvegarde de la langue française est un défi de tous les instants pour les communautés francophones vivant en milieu minoritaire.

Or, l'absence d'une diffusion des nouvelles en langue française hors du Québec atteint directement la sauvegarde du fait français au Canada puisqu'elle freine la promotion de la culture francophone.

Ainsi, au-delà des revendications des deux partis, un réel problème demeure. À ce sujet, certains diront qu'il nous est toujours possible d'obtenir les nouvelles en langue française par le biais des chaînes québécoises. Or, il est rare que ces chaînes diffusent nos nouvelles. Ainsi, cela ne peut remplacer en rien les nouvelles régionales diffusées dans notre langue maternelle.

En somme, s'il est vrai que le Canada est un pays bilingue, il ne suffit pas de le dire, encore faut-il le prouver aux francophones qui habitent hors du Québec et le leur faire vivre.