Lettres: Le choix de Michaëlle Jean

Il y a de ces moments politiques où les extrêmes se rejoignent. Les récentes critiques à l'endroit de la future gouverneure générale (ou de son époux) sont généralement venues de deux adversaires politiques que sont d'une part les monarchistes et les défenseurs d'un Canada anglais uni, et d'autre part les souverainistes «purs et durs». Comme quoi, ces gens-là s'entendent parfois fort bien, et pour cause, ils ont un objectif commun: la ruine de la bonne entente.

J'ai comme un pressentiment: ce qui adviendra dans les prochaines semaines pourrait bien être l'avant-goût du débat sur la question nationale au Québec pour les prochains temps politiques. À la fin, quand tous les éditorialistes et commentateurs politiques auront martelé leurs arguments, l'opinion publique aura scellé l'avenir rapproché du mouvement souverainiste.