Lettres: Réponse à Gil Courtemanche

Pauvre petit collaborateur (c'est ce qui est indiqué au bas de ton article). Tu ne changeras donc jamais. L'inflation verbale qui caractérise souvent tes articles n'est certes pas un signe de grande honnêteté intellectuelle.

Je n'ai jamais qualifié Jean-Daniel Lafond de «traître» (envers qui, envers quoi?), je n'ai jamais affirmé que toute son oeuvre cinématographique (t'es-tu demandé pourquoi tu n'as pas vu un seul de ses films?) «serait un sale torchon». Quant à Cuba qui serait selon moi le «paradis sur terre», tu tombes dans les pires clichés du genre. Va-t-on te taper sur les doigts à Alternatives? (J'en doute, bien évidemment).

Pour ce qui est de mon appartenance à une «gaugauche» indépendantiste, là encore tu glisses vers la facilité et les mots recettes, ceux qui sont censés rapporter gros. Je suis plutôt du genre qu'on ne peut classer nulle part, du moins en dehors du «club des pensées respectables». Si je suis un «ayatollah», je me demande bien où sont mes fervents disciples. On ne me lit tout de même pas chaque semaine dans Le Devoir. Trouve autre chose, por favor. René Char disait que «celui qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience». Je suis bien d'accord.