Lettres: Des règles à suivre

Dans sa lettre destinée aux chefs souverainistes, M. Pierre Graveline oublie que le Québec est une entité (même une province) fédérée par le Canada. Il oublie aussi que le Québec est lié et soumis aux règles du pays.

De prétendre que, à la suite de la victoire d'un parti souverainiste, on pourrait fait tout ce qu'on désire jette toute une lumière de folie sur les souverainistes et leurs projets. Pensez-vous qu'un pays (y compris «La France chérie») reconnaîtra un Québec qui effectuera des actes souverains à l'encontre des lois déjà adoptées? Pensez-vous que les institutions internationales accepteront de plein gré un Québec autoproclamé souverain? Le scandale des commandites, aussi grave soit-il, n'est pas une raison pour laisser tomber toutes les formalités légales. D'ailleurs, le Canada n'est pas le premier à vivre un tel scandale.

Bâtir un pays ne se fait pas dans la hâte selon les règles qui nous plaisent; autrement René Lévesque et Lucien Bouchard n'auraient pas été des pionniers du beau rêve qu'est la souveraineté. Rêver d'un pays prend de la passion, mais le réaliser doit se faire dans la raison.

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.