Lettres: Un homme d'État

Un homme remarquable, mais surtout un très grand démocrate, vient de tirer sa révérence avec superbe. Décidément, le Parti québécois n'a rien compris, toujours aussi empêtré dans son interminable et lancinante psychanalyse, sacrifiant au passage des hommes d'une valeur inestimable au profit d'une minorité qui en mène large. André Boulerice a raison de dire que les pires ennemis de la souveraineté sont des souverainistes. Quel gâchis!

Au mieux, quelqu'un de l'extérieur reprendra la barre et je lui souhaite bonne chance. Au pire, nous hériterons d'une «drabe» militante embourgeoisée ou d'un ex-entrepreneur qui roule encore ses «r». De plus, le front souverainiste vient de s'affaiblir en mettant Duceppe dans une position difficile, à moins de six mois d'une élection fédérale. Il serait temps que les Charbonneau et autres commencent à comprendre que les habiletés politiques ne sont pas que de vagues concepts en ce bas monde, mais n'y comptons pas trop.

Du fond du coeur, merci Bernard Landry pour toute votre action politique. Nous garderons de vous le souvenir d'un homme d'envergure et de profonde humanité. Le Québec vient de perdre, encore une fois, comme s'il pouvait se le permettre, un autre homme d'État.

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