Lettres: Insinuations malvenues

Lettre à Michel David

Votre article intitulé «Les cauchemars de M. Le Hir» paru dans l'édition du samedi 22 mai du Devoir contient des insinuations malveillantes et non fondées à notre endroit. En effet, vous accordez de la crédibilité aux allégations de Richard Le Hir, qui a écrit que des «scrutateurs de choc» avaient été recrutés dans les syndicats «dans le but de nuire au vote du NON dans les circonscriptions de l'Ouest-de-l'île».

Comme nous étions ou avions été syndicalistes tous les trois, vous sautez tout de suite à la conclusion que nous avons... recruté ces scrutateurs «dans notre cour».

Nous réfutons entièrement toute implication de notre part dans cette supposée opération puisqu'elle n'a tout simplement pas eu lieu et qu'elle est le fruit de l'imagination de M. Le Hir.

Les conclusions de l'enquête du directeur général des élections confiée au juge Gold sont très claires à cet égard. Il n'y a pas eu d'opération pour détourner ou annuler des votes. Alors pourquoi, sans preuve aucune, insinuer que nous nous serions prêtés à de telles manoeuvres?

Nous tenons à vous rappeler que le camp du OUI, à tout moment au cours de la dernière campagne référendaire d'octobre 1995, a appliqué un ensemble de stratégies, sur le plan politique comme sur le plan organisationnel, destinées à mener le plus grand nombre de Québécois à se prononcer et non pas à empêcher quelque citoyen que ce soit de voter. Le taux de participation populaire à ce référendum, soit 95 % de la population inscrite sur les listes électorales, n'est-il pas suffisamment éloquent à cet égard?

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