Lettres: CPE, avez-vous une solution?

En commission parlementaire, Carole Théberge, ministre de la Famille, a indiqué clairement que l'objectif des garderies publiques à 7 $ par jour et de la future assurance parentale était «d'être disponibles au plus grand nombre de familles possible». Eh bien!

Ce but louable n'est pas la réalité des parents qui travaillent au bas de l'échelle sociale dans le secteur du commerce de détail. En effet, les CPE (centres de la petite enfance) subventionnés par Québec sont toujours fermés les week-ends et les soirs de la semaine à compter de 18h, n'offrent pas suffisamment de places de jour et ne sont donc pas accessibles à tous les enfants.

Les travailleurs autonomes et les propriétaires de PME, qui constituent la grande majorité des chefs d'entreprise au Québec, devront obligatoirement cotiser à l'assurance parentale, dès 2006, mais ne pourront profiter pleinement de ces congés parentaux payés. [...] Pourquoi le gouvernement n'accorderait-il pas aux parents qui décident d'éduquer eux-mêmes leurs enfants à la maison les mêmes sommes que dans les garderies, soit 29,26 $ par jour par enfant? [...]

Le modèle interventionniste à la québécoise connaît de toute évidence des ratés. L'indice de fécondité de la population du Québec, qui s'élevait à quatre enfants par femme à la fin des années 50, a chuté à deux enfants dans les années 60 pour s'établir à 1,4 de nos jours.[...]

En 1990, une loi a prolongé les heures d'ouverture des commerces de 62 à 83 heures par semaine, y compris les dimanches, les jours fériés et les soirs de la semaine jusqu'à 21h. Où trouver le temps d'élever des enfants quand on est propriétaire d'un magasin? Avez-vous une solution, Mme la ministre, dans votre programme de conciliation travail-famille? Où est-ce une autre astuce gouvernementale pour augmenter notre fardeau fiscal, déjà le plus lourd en Amérique?

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