Lettres: L'argent sale...

À l'image d'un gruyère, les lois sur le financement des partis politiques sont pleines de trous. L'esprit même des lois est saboté. De façon délibérée, le législateur les a faites ainsi pour mieux les contourner. Chien de garde de ces lois, le DGEQ est né d'une loi qui lui confère des pouvoirs d'enquête... limités.

À la recommandation de ses avocats, un intervenant qui refuse de répondre à un enquêteur verra le dossier se fermer automatiquement. Dans le dossier de l'argent sale, l'odieux consiste à contraindre insidieusement les chefs d'entreprise à financer indirectement les partis sous peine d'être oubliés par les services d'approvisionnement. Chantage déguisé, aussi immoral que généralisé. Les donateurs, forcés ou volontaires, se remboursent par les contrats obtenus en gonflant artificiellement les factures. Les coûts de construction du métro à Laval n'ont pas fini de grimper...

Rien d'étrange à ce qu'il n'y ait jamais de projets clés en main dans le secteur public. À Montréal, si des mesures étaient prises pour contrer la mafia politique légalisée et éliminer les travaux de voirie inutiles, le compte de taxes des contribuables baisserait d'au moins 5 %.

Les dons anonymes sont la suprême aberration autorisée par les lois sur le financement des partis. Ils lient les partis aux donateurs faussement anonymes qui dictent aux politiciens redevables la conduite à suivre. Et c'est ainsi que les citoyens perdent toute emprise sur l'avenir et leurs milieux. Mais je garde espoir, n'ayez pas peur...

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