La cruauté animale est mal

«On estime que 80 milliards d’animaux terrestres sont abattus chaque année pour la viande seulement», écrit l'auteur.
Photo: Ina Fassbender Agence France-Presse «On estime que 80 milliards d’animaux terrestres sont abattus chaque année pour la viande seulement», écrit l'auteur.

Le 1er novembre est la Journée internationale du véganisme. Pas mal tout le monde aujourd’hui sait ce qu’est le véganisme, mais pour celles et ceux qui ne sauraient pas exactement de quoi il s’agit, le véganisme peut être décrit comme un mode de vie qui cherche à exclure autant que possible tout produit émanant de l’exploitation des animaux. Je profite de cette journée pour défendre une idée radicale : la cruauté animale est mal. Je sais, toute une opinion impopulaire !

Cela semble évident, mais la maltraitance envers les animaux est mal, et je préciserai qu’elle est mal parce qu’elle est mal pour eux. Battre un chien n’est pas immoral parce que le bruit engendré dérangerait les voisins, c’est immoral parce que le chien en souffre. Mais si la maltraitance envers les chiens est immorale parce que c’est mal pour le chien, la question se pose : pourquoi ne considérons-nous pas également la souffrance des autres animaux, comme les cochons, les vaches, les poules et les poissons, qui ressentent essentiellement de la même manière que nos chiens ? Pourquoi les torts faits aux animaux dits « d’élevage » seraient-ils, eux, moraux et justifiables ?

C’est essentiellement le dilemme que pose le véganisme. Nous savons aujourd’hui qu’il est possible de vivre parfaitement en santé en suivant un régime végétalien. Sachant cela, comment pouvons-nous justifier de participer à une industrie qui élève des animaux dans des conditions de vie misérables et de tuer ces êtres sensibles, alors que ce n’est pas nécessaire ? La « cruauté animale » peut être grossièrement définie comme une action qui blesse, cause de la souffrance ou tue un animal sans raison valable. Manger des animaux n’est pas une nécessité, donc peut-on réellement dire que la souffrance faite aux animaux est justifiée ? Un plaisir gustatif provenant de leur chair est-il une raison valable pour les maltraiter et les tuer ?

Et l’ampleur de l’exploitation est massive. On estime que 80 milliards d’animaux terrestres sont abattus chaque année pour la viande seulement. Ce chiffre n’inclut pas les animaux tués dans les autres industries, ni tous les poissons et autres créatures de la mer. Devant l’immensité de l’exploitation et de la souffrance causée par cette industrie, et considérant que les produits émanant de leur exploitation ne sont pas nécessaires à notre survie, comment pouvons-nous perpétuer ce massacre ? Adopter le véganisme, c’est reconnaître cette absurdité et agir pour cesser de participer à l’exploitation cruelle des animaux.

Comme les signataires de la Déclaration de Montréal sur l’exploitation animale, je crois que les industries qui utilisent les animaux sont source de violences injustes et que l’exploitation animale est indéfendable.



À voir en vidéo