Carte blanche à Maïté Blanchette Vézina | Ce vent qui souffle sur Rimouski

«Je suis une fière fille du Bas-Saint-Laurent, une région assez grande pour accueillir la vie, les rêves et les ambitions de tous ceux qui souhaitent s’y enraciner», affirme la caquiste Maïté Blanchette Vézina.
Photo: Amélie Grenier «Je suis une fière fille du Bas-Saint-Laurent, une région assez grande pour accueillir la vie, les rêves et les ambitions de tous ceux qui souhaitent s’y enraciner», affirme la caquiste Maïté Blanchette Vézina.

Le Devoir a demandé à cinq candidats ayant fait le saut pour la première fois dans l’arène politique ce qui avait suscité leur attrait pour la chose publique. À tour de rôle, à raison d’un candidat par parti, ils nous racontent leurs doutes et leurs espoirs. Aujourd’hui, la caquiste  Maïté Blanchette Vézina.

Jusque dans mes plus lointains souvenirs, la politique et l’implication sociale ont été au coeur de la vie familiale. Mes parents, comme plusieurs Québécois de leur génération, se sont dévoués au travail pour offrir le meilleur à leurs filles, tout en consacrant du temps aux causes qui leur tenaient à coeur. De plus, les discussions politiques à la table avec des parents souverainistes et conscientisés, le bulletin de nouvelles en arrière-plan, m’ont inculqué, dès mon jeune âge, l’importance de s’impliquer pour faire bouger les choses.

L’éducation était une priorité pour mes parents. Ils nous le répétaient, à mes soeurs et à moi, régulièrement, un prêche récité dans plusieurs familles modestes du Québec de l’époque. Avec le recul, je constate que l’école n’était qu’une partie de cette éducation. La famille pouvait refaire le monde durant le souper : tout le sens se trouvait dans l’importance d’incarner ces idées et ces valeurs au quotidien dans nos actions.

J’avais 31 ans lorsque j’ai fait le saut en politique. Jeune et motivée, j’étais persuadée que la joute parfois impitoyable du droit des affaires m’avait adéquatement préparée à la réalité de la vie publique. Mais rien ne nous prépare vraiment aux critiques parfois injustes et aux attaques personnelles. Un vent de face que subira inévitablement un élu. Que l’on se comprenne bien : mon mandat à la mairie de Sainte-Luce fut l’une des plus belles expériences de ma vie. Le sentiment d’améliorer les choses dans la vie des gens, encore plus fort dans une petite municipalité, est si inspirant qu’il nous fait oublier toutes les heures qu’on y met. Pour moi, la politique n’a de sens que si elle est enracinée dans la communauté.

Cette première expérience en politique m’a donné le goût de me lancer sur la scène québécoise. Or, j’ai constaté rapidement que la joute serait différente. Dès le deuxième jour de la campagne, mes pancartes ont été vandalisées au centre-ville. J’étais déçue, mais pas ébranlée. Tout ça était prévisible.

Sauf que mes jeunes enfants, eux, n’avaient pas prévu de voir le visage de leur maman rayé, esquinté ou arraché sur la route de l’école. Comment leur expliquer les choses ? Comment les rassurer ? De toutes les questions qu’on m’a posées en campagne électorale, c’est à celles de mes enfants que j’ai eu le plus de mal à répondre.

Accueillir la vie

 

La campagne ne faisait que commencer, et il était clair que toute ma famille était embarquée dans cette galère. À travers les bourrasques, je tente de concilier l’horaire de campagne avec ma vie familiale. Quelques fois, mes enfants m’accompagnent ; d’autres fois, je passe à la maison pour des câlins. Entre ces courts moments où je reprends mon rôle de maman, je vais à la rencontre des gens pour entendre leurs préoccupations et leurs idées.

On me parle beaucoup de la gestion de la pandémie, de l’opération de vaccination, de la nécessité d’améliorer notre système de santé. L’accès à des soins de qualité est une préoccupation importante pour les citoyens de Rimouski-Neigette, comme dans bien des régions du Québec. Lorsqu’on habite à plusieurs heures d’un grand centre, ce n’est pas qu’une commodité : c’est carrément une question de sécurité.

C’est un peu la même histoire pour nos routes : le prolongement de l’autoroute 20 entre Trois-Pistoles et Le Bic permettrait de rendre plus sécuritaire un étroit tronçon sur lequel s’agglutinent résidents de la région, camionneurs, touristes et agriculteurs.

Si l’on souhaite pouvoir continuer à attirer de nouveaux arrivants dans notre coin de pays, nous avons besoin d’infrastructures de qualité en santé, en transport, en logement et en services de tout genre. Alors que les Québécois redécouvrent les vertus d’habiter leur territoire, nous devons développer des milieux de vie à la hauteur de leurs attentes, partout au Québec.

Je suis une fière fille du Bas-Saint-Laurent, une région assez grande pour accueillir la vie, les rêves et les ambitions de tous ceux qui souhaitent s’y enraciner.

Solidarité, entraide et bienveillance

 

Allongée entre fleuve et forêt, la circonscription de Rimouski ne se limite pas à la ville du même nom ; elle étreint également plusieurs municipalités rurales qui forment le sommet du Haut-Pays bas-laurentien. Le vent vivifiant de la marée montante se mêle naturellement à celui de l’arrière-pays chauffé par le soleil de midi. Au-delà de notre entrée maritime, qui fait la renommée de Rimouski, se succèdent un secteur de recherche et d’innovation en effervescence, une industrie forestière dynamique et des terres agricoles d’une richesse enviable.

Festivals, spectacles, activités dans les parcs, alouette… il y a toujours quelque chose à faire à Rimouski et dans les municipalités qui l’encerclent ! Il faut seulement ne pas oublier de prendre un instant pour regarder autour et apprécier le fait que nous vivons dans la plus belle région du Québec.

Le vent est bien présent dans notre région. Il fait tourner les éoliennes et fait avancer les voiliers. J’ai cependant le sentiment qu’un autre souffle s’installe ici : un souffle qui me porte à croire que les gens de Rimouski-Neigette sont de plus en plus nombreux à voir en la Coalition avenir Québec une formation politique qui peut porter leur vision d’un Québec fier et prospère qui regarde l’avenir de façon pragmatique et positive.

Le vent qui me porte et qui porte la CAQ en ce moment ressemble à celui qui a toujours soufflé ici. Nous voulons une formation politique qui se range inconditionnellement du côté du Québec. Une formation politique qui croit que la force du Québec passe par le dynamisme des régions qui le composent. Une formation politique convaincue que la solidarité, l’entraide et la bienveillance sont le ciment qui nous rassemble et nous unit. Je sens que c’est ce vent qui souffle sur Rimouski.



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