Lettres: Big Brother

Maher Arar a été simplement kidnappé, envoyé ailleurs pour être torturé avec l'approbation des services secrets canadiens (SCRS), c'est évident. Le prétexte de la protection des renseignements du SCRS est en fait un prétexte pour fermer les yeux sur des gestes dégueulasses quotidiens. Le SCRS et la GRC ont déjà ainsi laissé un 747 exploser afin de ne pas dévoiler leurs sources.

Il est aussi généralement admis que le SCRS obéit plus facilement aux États-Unis qu'à son propre gouvernement, qui ne le contrôle pas vraiment bien puisque les services d'écoute du système Échelon donnent un accès total aux employés pour faire chanter le patron avec copie conforme aux voisins.

Petit à petit, l'intérêt du SCRS est devenu un pouvoir noir [...]. C'est normal car cela lui donne plus de contrôle sur sa destinée.

Si vous désapprouvez Alfonso Gagliano, imaginez vous retrouver un jour en Syrie pour y être torturé. Il y a des centaines de cas comme ça chaque année, et Arar est l'un des seuls chanceux à en être sortis vivants.

Si on ne dénonce pas cela, on l'approuve. [...] Je salue le courage d'accepter la réalité et encore plus celui de la dire.