Objectif qualité pour notre réseau de services éducatifs à l’enfance!

«Le gouvernement semble aujourd’hui comprendre l’importance du réseau des services éducatifs, autant pour les familles québécoises que pour l’économie du Québec tout entier», écrivent les autrices.
Photo: Annik MH de Carufel Archives Le Devoir «Le gouvernement semble aujourd’hui comprendre l’importance du réseau des services éducatifs, autant pour les familles québécoises que pour l’économie du Québec tout entier», écrivent les autrices.

Dans les dernières décennies, nous avons été témoins d’une situation inquiétante : plusieurs services de garde en milieu familial ont fermé leur porte, des services de garde éducatifs ont annoncé des bris de service, et de nombreux éducateurs et éducatrices ont quitté ou sérieusement songé à quitter la profession. Les baisses d’inscriptions au DEC en Techniques d’éducation à l’enfance sont aussi en chute libre depuis des années. Qui aurait pu voir venir cette hécatombe d’un réseau qui, pendant des années, suscitait l’envie à travers le monde ? Eh bien… nous ! Nous, les partenaires, qui œuvrons dans le milieu depuis longtemps. Nous avons vu le réseau des services de garde éducatifs totalement abandonné par les gouvernements successifs. Nous avions aussi prédit la pénurie de personnel éducateur formé. Nous avons crié haut et fort, mais personne ne nous a écoutés.

À la fin de 2021, l’espoir est revenu : le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, lançait le Grand chantier pour les familles et son plan de développement du réseau. Le salaire des éducateurs et éducatrices a été ajusté ; c’est un beau pas vers l’avant dans la reconnaissance de cette magnifique profession ! Le gouvernement a aussi annoncé le retour au tarif unique, une réforme législative et l’ouverture de plusieurs nouvelles places subventionnées. Des bourses ont été instaurées pour le DEC en Techniques d’éducation à l’enfance afin d’augmenter le nombre d’inscriptions.

Le gouvernement semble aujourd’hui comprendre l’importance du réseau des services éducatifs, autant pour les familles québécoises que pour l’économie du Québec tout entier. Pour la première fois depuis très longtemps, nous observons une réelle volonté de compléter le réseau tel qu’il avait été conçu. Un réseau où l’enfant, sa famille et ses artisans sont prioritaires.

Il reste maintenant tout le dossier « qualité ». Le premier ministre sait déjà qu’il peut compter sur nous pour développer le réseau et il doit également savoir que nous serons partenaires de toutes les démarches qui amélioreront la qualité de nos services éducatifs à la petite enfance. Si nous comprenons que la pénurie de main-d’œuvre n’épargne pas notre secteur, nous continuons de penser que le meilleur gage de qualité reste celui de la formation.

Aucune mesure ne peut être aussi structurante pour le développement du plein potentiel de nos enfants que celles encourageant la qualité et la qualification du personnel éducateur. De la promotion du DEC en Techniques d’éducation à l’enfance à la valorisation de cette profession en passant par l’amélioration continue des conditions de travail, le gouvernement trouvera en nous des interlocuteurs constructifs et engagés.

Avec le Grand chantier pour les familles, la question de l’accessibilité trouve enfin une solution. Pour citer le premier ministre : « [Nous avons] confiance que le Grand chantier pour les familles nous permettra de régler la question de l’accès au réseau. C’est tout le secteur de la petite enfance qui pourra enfin consacrer ses énergies à ce qui constitue sa véritable mission : la qualité des services offerts aux enfants et à leur famille. » Nous espérons fortement que le gouvernement prendra le temps d’écouter l’avis des experts des services de garde éducatifs afin de réaliser cet objectif qualité ! Nous avons vu venir la tempête, nous la traversons à l’heure actuelle, et notre expertise est essentielle pour en sortir.

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