La grève dans les CPE a assez duré

Tout le monde est d’accord avec les revendications des éducatrices en CPE, soit obtenir un salaire et des conditions de travail décentes pour le travail inestimable qu’elles font, jour après jour : permettre aux enfants de bien se développer, aux familles du Québec de maintenir un niveau de vie honorable (pas toujours), aux mères de se réaliser au travail au même titre que leurs conjoints, à la société de faire rouler l’économie, etc. Le conflit actuel a toutefois atteint ses limites. Là, ça suffit : les parents sont « brûlés », et les grands-parents souvent tout autant, pour les familles qui peuvent compter sur ce soutien…

Et si le gouvernement acceptait les dernières revendications qui achoppent, soit répondre aux demandes du personnel de soutien, est-ce que ce serait si grave ? Et si le gouvernement expliquait à la population, déjà largement favorable à la gestion publique actuelle de la CAQ, qu’un coup de barre est effectivement nécessaire dans nos milieux de garde, puisqu’il a piétiné si longtemps sous d’autres équipes gouvernementales ? Et si le gouvernement expliquait à la population que des choix de société sont faits en fonction de nos valeurs communes, ce qui ne veut pas dire que toutes les négociations dans la fonction publique se résoudraient de la même manière ? Il faut regarder dans la lorgnette autant derrière que devant. Lorsqu’on regarde dans le rétroviseur des services de garde, on se désole. Les milieux de vie de nos jeunes enfants méritent qu’on en prenne soin… Les éducatrices en 0-5 ans, très majoritairement des femmes, sont aussi (sinon plus) importantes que les professeurs d’université. Alors la grève, s’il vous plaît, faites-la cesser au plus vite.

  

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