«Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés» - L'unique modèle du chrétien, c'est Jésus-Christ

Dans Jean 13.34 et 15.12, Jésus donne un «commandement nouveau». Il est vraiment nouveau en ce sens qu'il contient et résume tous les autres commandements de «charité» mentionnés dans l'Ancien Testament et dans le Nouveau Testament, mais en plus, Jésus nous précise que le seul «modèle» de pratique de ce «commandement nouveau», c'est lui-même: «Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.»

Remarquez bien ceci, Jésus ne dit pas: Aimez-vous les uns les autres, comme David, comme Moïse, comme saint Jude, comme saint Ignace d'Antioche, vous a aimés, ou comme saint Jean Baptiste vous a aimés, etc. Jésus est très clair et précis, l'unique modèle de la pratique du «commandement nouveau [d'amour]», c'est Jésus-Christ lui-même! Si je suis conséquent avec ce qui est dit dans Jean 13.34 et 15.12, je dois reconnaître que le culte des saints comme modèles est de la foutaise...

Pour moi, l'événement le plus important de l'histoire du monde se résume dans cette phrase de Jésus-Christ: «Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.» Ce «commandement» de Jésus est la «clé» du vrai christianisme. Cette phrase résume (Jean 15.12) un programme d'«être», de «devenir» et d'«agir» (ou d'actions) jusqu'à la fin des temps et pour l'éternité. Jésus donne à tous les chrétiens les capacités ou les pouvoirs d'aimer comme Il a aimé, c'est-à-dire:
- de se pardonner nos péchés les uns les autres;
- et de faire la fraction du pain.

À qui exactement s'adresse le «comme je vous ai aimés»? Est-ce qu'il s'adresse uniquement aux Apôtres et à leurs supposés successeurs, les évêques... ou bien s'il s'adresse à tous les chrétiens comme successeurs des apôtres dans le «sens véridique» de l'Évangile, c'est-à-dire, à tous les baptisés trinitaires qui ont la foi? Alors là, il faudra être conséquent avec la réponse que vous donnerez, chers lecteurs, car votre pratique religieuse devra nécessairement correspondre à la réponse que vous ferez.

Si vous me répondez que le commandement nouveau ne s'adresse qu'aux évêques comme successeurs des apôtres, alors je comprends votre soumission et votre servilité, je comprends aussi que Jésus soit «inaccessible» pour vous.

Par contre, si vous me répondez que ce commandement s'adresse à tous les chrétiens comme successeurs des apôtres, alors là, il faudra changer vos comportements et donner «l'heure juste» aux évêques... Surtout il faudra changer vos mentalités légalistes et sclérosantes et par conséquent, vous comprendrez que Jésus est «accessible à tous» et qu'il rend «possible» la «pratique et la visibilité» du Royaume de Dieu en ce monde.

Les quatre évangiles contiennent l'essentiel des informations sur Jésus-Christ pour savoir et reconnaître de quelle manière on doit aimer!

Les pouvoirs du Christ sont donnés à tous les chrétiens baptisés, et non pas à une élite cléricale qui s'est permis à peu près toutes les aberrations et aliénations qu'a connues l'Église à travers son histoire.

Les pouvoirs d'amour du Christ rendent les chrétiens capables d'aimer comme le Christ a aimé. C'est pourquoi il est inacceptable que le clergé catholique se réserve pour lui tout seul le commandement nouveau (Jean 15.12).

Le «commandement nouveau» est accessible pour ceux qui ont les pouvoirs d'amour du Christ... Il est absolument illogique et non évangélique de garder tel quel le statut actuel des laïcs.

Les Québécois ne veulent plus d'une religion (aux pratiques esclavagistes) dominatrice. Les clercs ont fait de la bonne nouvelle du Christ une très mauvaise nouvelle pour les laïcs. Il est évident que la mentalité évangélique de Jésus-Christ n'est pas respectée par la structure historique (hiérarchique) catholique. Les clercs privilégiés, qui ont tous les pouvoirs (dans leur position de super-chrétiens) ne respectent en rien les laïcs en leur imposant leurs «pouvoirs-privilèges» qui font de ces mêmes laïcs, des sous-chrétiens. Les laïcs n'ont aucun droit et aucun pouvoir dans cette religion.

En fait, dans le catholicisme, il n'y a pas de chrétiens. Il y a, d'un côté, quelques milliers de super-chrétiens, c'est-à-dire les clercs. De l'autre côté, il y a des centaines de millions de sous-chrétiens, c'est-à-dire les laïcs catholiques. Ce qui est une bonne nouvelle pour les uns (clercs) devient une très mauvaise nouvelle pour les autres (laïcs). La dépendance esclavagiste et infantile des laïcs face aux clercs est criante d'évidence. La dépendance sacramentale en est un exemple.

Jésus a donné aux apôtres un statut d'égalité en respectant l'originalité de chacun et leurs différences. Il n'a jamais annoncé d'Église hiérarchique. Encore une fois, les Québécois ne veulent plus d'une annonce évangélique esclavagiste. Ils refusent de marcher à genoux devant toute forme de dictature. Ils veulent être respectés comme Québécois et comme chrétiens à part entière. Les Québécois ne veulent plus être des «nègres blancs d'Amérique» autant religieusement que politiquement.

Voilà le constat du malentendu historique et théologique qui doit absolument être corrigé.

Si vous reconnaissez les disciples du Christ que par les collets romains et les cornettes des soeurs, vous êtes dans l'erreur!

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